Association Unis Pour la France

Le chômage des jeunes, faillite du socialisme français

27 Janvier 2017, 13:03pm

Publié par U.P.F

Le chômage des jeunes, faillite du socialisme français

Le chômage des jeunes dans un pays qui se veut un pays développé géré par des « égalitaristes » est l’emblème de la faillite de la gestion publique.

Avec un taux de chômage de 24% (contre 7% en 1975), les jeunes Français sont parmi ceux sur le vieux continent qui ont le plus de mal à entrer durablement dans le monde du travail. Selon une étude de France Stratégie et de la Dares, leur taux d’activité est « inférieur de 4,5 points à la moyenne européenne » et ce, bien que 50% des 18-24 ans soient encore en études…

De plus, dans cette catégorie des 18-24 ans, plus du tiers est en contrat court, CDD ou intérim.

Mais le vrai point noir, là où le slogan No Future prend tout son sens, c’est le taux de chômage des 15-29 ans qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (les NEETs). Ils représentent 17% de cette classe d’âge, un taux bien au-dessus de la moyenne européenne, avec des pointes à 25% pour les moins diplômés.

Un enseignement idéologique

On ne le dira jamais assez, l’école en France ne prépare pas à la vie. Tout au contraire, elle enferme les jeunes dans des bulles déconnectées imaginées par des fonctionnaires pédagogistes et des enseignants idéologues qui préfèrent reconstituer un monde à eux leur permettant de fuir leur propre échec plutôt que de bâtir la réussite de leurs élèves. Ainsi, nous trouvons des élèves sortis du système scolaire au niveau de la troisième ou de la terminale qui ne savent ni lire ni écrire correctement le français, qui ne savent pas se servir professionnellement d’un ordinateur, qui n’ont aucune connaissance du droit et des institutions, qui sont incapables de faire une addition ou une soustraction sans leur calculatrice, qui n’ont aucune idée de ce qu’est une règle de trois et pour lesquels la TVA est une chaîne privée de télévision… Ils sont inadaptés au monde du travail.

 
Sur le plan de la formation sociétale, les pauvres enfants se sont fait bourrer le mou pendant des années par des enseignants qui leur ont répété tous les jours que les notes n’étaient pas importantes, que la compétition c’était mal parce que la vie ne consistait pas à faire mieux que les autres mais à faire ce qu’ils pouvaient…. De ce fait, ils se retrouvent dans un monde où il y a une place pour trois et où il faut se battre comme des chiens pour l’emporter. Celui qui ne cherche pas à faire mieux que les autres est condamné. Ils sont inadaptés au monde du travail.

Un coût du travail qui ne laisse pas place à la mise à niveau

Nous savons que la plus-value marginale que doit produire un employé en France est supérieure de 20% à celle que doit produire un salarié d’un pays directement concurrent au nôtre. Comment notre jeune inadapté peut il s’insérer dans cette mécanique ? Certes, les grosses entreprises peuvent éventuellement se permettre le luxe de prendre quelques jeunes sous contrats aidés et distraire un ou deux tuteurs qui cesseront de produire pour les rendre opérationnels. Mais qu’en est il des TPE, sources de la majorité des emplois en France et probablement celles qui seraient le plus à même d’embaucher des jeunes ?

Imaginez l’artisan, qui retire un revenu tout juste correct de son activité en bossant lui même entre 50 et 60 heures par semaine, distraire 20 heures de ce labeur pour assurer l’encadrement et la formation d’un jeune ! Vous vous rendez compte du manque à gagner ? Surtout que les charges continueront de tomber. Moins de revenus, moins de chiffre pour un jeune qui probablement ne restera pas, car tous vous le diront, le « bon » n’est quasiment jamais le premier…

Un mode de recrutement « élitiste »

Corollaire du point précédent, les employeurs cherchent la sécurité. Ils cherchent ceinture et bretelle, et pour cela mettent en place des procédures de recrutement complètement débiles. Sur-diplômes, test psy, deux, trois entretiens, entretiens croisés qui aboutissent tous à la même chose, le portrait idéal du parfait falot. Le candidat retenu n’a aucune aspérité, il porte bien, il a plusieurs diplômes, est suffisamment insignifiant pour passer totalement inaperçu devant la machine à café et suffisamment docile pour pouvoir imaginer qu’on n’aura pas à le virer dans un an.

Résultat, les jeunes atypiques (et grand dieu à quel moment peut on être atypique si ce n’est durant sa jeunesse ?) qui sont presque toujours les plus créatifs et les vraies sources imaginatives sont rejetés. Une fois embauchés, les jeunes sélectionnés sont cantonnés dans des boulots qui ne leur laissent entrevoir que peu de perspectives d’évolution, car l’échelon supérieur est lui-même réservé à ceux ayant des diplômes supérieurs….

Un cadre économique sclérosé

La France socialiste a définitivement abandonné le rêve industriel. Alors que nos voisins Allemands et Britanniques développent à tout va leur industrie, et par conséquent l’emploi, la France est encore gouvernée par des idéologues rêveurs et ignares qui croient encore que l’on va pouvoir transformer tous les Français en ingénieurs informatiques et tous les actifs en start-upers.

Source: Thibaut Doidy de Kerguelen pour  contrepoints.org

 

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