Association Unis Pour la France

Banditisme et islamisme dans les banlieues : Vers le chaos ?

18 Février 2017, 11:23am

Publié par UPF

Banditisme et islamisme dans les banlieues : Vers le chaos ?

À l’heure de l’embrasement de la banlieue francilienne, la “stratégie de l’apaisement” du gouvernement n’est qu’un aveu d’impuissance face au pouvoir du banditisme et de l’islamisme.

En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et on persécute ceux qui sonnent le tocsin, constatait déjà Chambord face à la montée de la Terreur. Aujourd’hui, il est interdit de montrer la braise islamiste sous la cendre des banlieues. De dénoncer les jeux pervers de ceux qui, à gauche, jouent avec les allumettes. De dire la République en danger. Pourtant, depuis l’interpellation de Théo, le 2 février, à Aulnay-sous-Bois, et son viol présumé, agressions de commissariat, attaques de bus, pompiers caillassés, voitures carbonisées, slogans islamistes : la France brûle. Seine-Saint-Denis, Essonne, Yvelines, Val-d’Oise, la tension s’étend. Jusqu’à quand ? Et s’arrêtera-t-elle ? Chaque soir signale la démission d’un État failli, incapable d’assurer son premier devoir, la sécurité des personnes et des biens. Chaque matin révèle l’impéritie d’un gouvernement socialiste.

La crise d’autorité de l’État dégénère en crise de légitimité

Le poisson pourrit par la tête, dit-on. Précisément : la crise d’autorité est devenue globale pour un État français asphyxié par la démagogie et le laxisme. Certes, depuis belle lurette, policiers, gendarmes, médecins, pompiers sont attaqués, Abribus, transports en commun, centres culturels, écoles même, sont vandalisés. Et l’impunité dans les zones de non-droit est assez connue pour constater que l’État républicain n’a plus le « monopole de la violence légitime » (Max Weber).

Avec l’“affaire Théo”, le gouvernement pousse l’irresponsabilité à des sommets insoupçonnés. Certes, si les quatre policiers qui l’ont arrêté ont enfreint la loi républicaine, il faut les sanctionner. Mais, à ce stade de l’enquête, comment Bruno Le Roux, ministre inconnu de l’Intérieur, peut-il condamner « toutes les violences » commises, mettant sur le même plan attaques contre la police et répression des voyous ? Comment, balayant la présomption d’innocence des policiers et relayant la rue, Bernard Cazeneuve, Premier ministre, peut-il évoquer l’« émotion légitime » suscitée par une suspicion ? Et comment François Hollande, chef d’État, a-t-il pu se déplacer au chevet de Théo et le décréter victime héroïque, alors qu’il n’est pas allé, le 8 octobre, à celui de l’agent grièvement brûlé au visage à Viry-Châtillon, agressé dans sa voiture avec ses collègues par une quinzaine de jeunes qui voulaient les tuer ?

Étonnante d’ailleurs, cette autorisation de la manifestation de Bobigny du 11 février. La veille, les policiers n’avaient-ils pas dû affronter aux Halles, à Paris, 150 militants islamo-gauchistes violents qui hurlaient « flics, violeurs, assassins » ? Le ministre de l’Intérieur ignorait-il les réseaux qui préparaient la manifestation de 2 000 personnes à Bobigny ? Et le hashtag #emeute93 suivi par 10 000 personnes ?

“Justice pour Théo” ? Allons donc ! Tel n’était pas le véritable objectif des manifestants, qui visaient surtout à créer le maximum de désordre et de dégâts, habitués à être assez peu inquiétés. Il était facile de prévoir qu’une partie de cette racaille islamo-gauchiste brûlerait des voitures, criant « flics assassins » et « Allahu akbar ». Et il faut ignorer la qualité de certains émeutiers pour s’étonner de les voir, encagoulés, mettre le feu à une voiture grise dans laquelle se trouvaient une mère et ses deux enfants. Pas un geste pour les sauver, évidemment. Terrorisée, alors que le moteur brûlait, la mère est parvenue à sortir son petit garçon de 2 ans du véhicule, mais non sa petite fille, coincée. Par chance, un manifestant de 16 ans est parvenu à sauver la fillette, emmitoufl ée dans son manteau rose, terrorisée par la horde. « Ce ne sont pas les policiers qui l’ont sauvée », twittent, satisfaits d’eux, les islamo-gauchistes : certes, mais ce sont bien vos camarades qui ne se sont pas inquiétés qu’elle brûle et qui, de rage, ont finalement retourné et carbonisé la voiture. Et le manifestant a confié l’enfant aux gendarmes.

Les émeutiers de 2005 refusent à l’État le “droit” de contrôler leurs territoires

Avec l’affaire Théo, la crise d’autorité de l’État a dégénéré en crise de légalité et de légitimité. Crise perceptible dès les émeutes de 2005, liées au décès de Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans l’enceinte d’un poste électrique après avoir décidé de s’y cacher pour éviter un contrôle de police. Ces émeutes annonçaient une nouvelle donne qui rompait sur le fond avec les embrasements des Minguettes, en 1981, où 250 voitures avaient été détruites, de Charvieu, en août 1989, de Vaulx-en-Velin, en 1990, de Sartrouville et Mantes-la-Jolie, en 1991, ou de Strasbourg, le 1er janvier 2002, quand 515 voitures avaient été incendiées.

Les émeutiers de 2005 refusent à l’État le “droit” de contrôler leurs territoires et ils mettent en place une légitimité de substitution à la légitimité républicaine. Une grenade lacrymogène, tombée à l’extérieur du bâtiment d’une mosquée, leur fournit le prétexte pour crédibiliser l’existence d’une “islamophobie” française, destinée à mobiliser des jeunes issus de l’immigration en mal d’identité. En quelques semaines : 300 bâtiments détériorés, près de 10 000 véhicules incendiés, 130 policiers et agitateurs blessés. Et pour assurer le retour à l’ordre, deux stratégies sont mises en place : l’état d’urgence d’un côté, qui n’avait pas été appliqué dans l’Hexagone depuis la guerre d’Algérie, et l’appel aux imams de l’autre. Les Frères musulmans, barbus en djellabas, vont ainsi haranguer les voyous et vendre livres et enregistrements religieux au pied des barres HLM de Clichy et sur les marchés. Le calme revient. Les Frères musulmans remplacent les “grands frères” laïcs qui avaient échoué à réguler la vie des cités. Se développe alors une pratique utilisée par de nombreux maires : acheter la paix sociale par la mosquée (voir page 28). « De toute évidence, certains d’entre eux sont très religieux, mais ça ne nous regarde pas », dira celui qui était alors le premier adjoint au maire socialiste de Clichy. Et l’État, devenu “inutile”, sort de ces zones.

Il n’est même plus possible de compter sur l’état d’urgence

Victoire à la Pyrrhus qui montre rapidement ses effets délétères. L’islamisme profite de la disparition du contrôle étatique et de la perte de repères civiques au sein de cette population abandonnée au laxisme et au multiculturalisme. La destruction de la légitimité républicaine a conduit à la construction de zones hors droit où prolifèrent crime, drogue, prostitution. Et sous la cendre du consensus pacifique, un jeu de dupes pour l’État : la multiplication des passerelles entre crime et islamisme radical.

L’affaire Adama Traoré, à Beaumont-sur-Oise, révèle, en juillet 2016, le fossé créé en France entre les quartiers sensibles et le reste de la nation. Contrôlé avec son frère pour extorsion de fonds avec violence, Adama Traoré fuit à trois reprises les gendarmes. Rattrapé, menotté à la suite d’un placage au sol, il semble n’avoir pas survécu en raison d’un problème cardiaque. Qui peut d’ailleurs imaginer les gendarmes avec l’intention de tuer ? Hélas ! depuis leur direction des consciences dans les quartiers, les Frères musulmans ont réussi à développer une violente haine antifrançaise. Cette propagande compare la situation des enfants de la troisième génération d’immigrés, prétendues victimes du racisme et de l’islamophobie, à celle des Noirs américains, victimes des Blancs selon le mouvement raciste anti-Blancs, Black Lives Matter.

L’affaire Théo ? Dernier acte de cette stratégie d’affaissement de l’État.

D’un côté, les gauchistes croient trouver dans cette population d’enfants et de petits-enfants d’immigrés en déshérence de la République une masse de manoeuvre apte à remplacer la classe ouvrière après leur débâcle idéologique due à la chute du mur de Berlin et au développement de l’économie numérique. Ignorent-ils qu’entre l’islamisme et le gauchisme, dans ce jeu de rupture avec la nation, le premier est assuré de l’emporter ?

De son côté, la gauche socialiste de Benoît Hamon justifie le retrait de l’État dans ses fonctions assimilationnistes au nom du droit à la différence. Et, au lieu de mettre en avant ses fonctions souveraines de sécurité des personnes et des biens, il voudrait le voir jouer un rôle d’assistance sociale qui assurerait l’intégration des migrants, persuadé d’obtenir, en conséquence, sécurité et paix civile. Il est dans la continuité des politiques qui ont toujours échoué, depuis le programme de 1977, Habitat et Vie sociale, qui visait à réhabiliter 53 grandes cités HLM dégradées. Zones d’éducation prioritaires, de 1981, pour lutter contre l’échec scolaire ? Mission Banlieues 89, de 1983, pour désenclaver une centaine de cités ? Zones franches urbaines d’Alain Juppé, en 1996, avec ses avantages fiscaux pour favoriser l’emploi ? Programme national pour la rénovation urbaine de Jean-Louis Borloo, en 2003, pour refonder le parc de logements locatifs sociaux ? Plan Espoir banlieues de 2008 ? Dispositif Ayrault de 2013 pour 1 300 quartiers prioritaires ? Échec. Encore et toujours. Plus l’État finance et abandonne ses fonctions traditionnelles de sécurité, plus le désordre augmente. Les « ghettos », découverts sur le tard par Manuel Valls, sont la sanction première de ce retrait de l’État. Son corollaire : 800 “zones sensibles”, 150 mosquées salafistes, la présence des Frères musulmans sur ces zones de non-droit où délinquance, délits, crimes, islamisme radical prolifèrent. C’est le règne du plus fort, des bandes, de la violence.

La situation est grave

Au contact du terrain, les policiers vivent la désintégration sociale et la sécession territoriale avec une population comptant 52,6 % de personnes issues de l’immigration dans les zones urbaines sensibles. Leur “colère” et la rupture de leur lien avec le gouvernement n’expriment-elles pas leur exigence de voir l’État assurer sa tâche conventionnelle, la sécurité ? Au lieu de la paperasserie et des charges indues, de la garde des détenus dans les hôpitaux à la protection des personnalités, la reconquête des territoires et le travail d’îlotage.

La situation est grave, indubitablement. La laisser dégénérer est l’assurance d’un chaos demain. Il n’est plus même possible de compter sur l’état d’urgence, comme en 2005 : celui-ci est déjà là et n’a pas empêché le désordre. L’État est à reconstruire. Qui le pourra ?

Yves Roucaute pour valeursactuelles.com

 

 

 

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