Association Unis Pour la France

Chômage et pauvreté en France et en Allemagne: le grand écart !

1 Mars 2017, 09:29am

Publié par UPF

Chômage et pauvreté en France et en Allemagne: le grand écart !

La priorité (parmi toutes les autres priorités) de nos candidats à la présidentielle est la lutte contre le chômage qui est certainement l’un des principaux fléaux de notre pays.

Faisons tout d’abord un état des lieux qui, il faut bien le dire, n’est jamais présenté à nos compatriotes.

Si ces derniers connaissent le taux de chômage de notre pays, qui est de 10 %, le taux de chômage de l’Allemagne est nettement moins connu : 4,2 %.

C’est le grand écart, sachant que nous sommes les deux premiers pays de la même zone euro.

Mais d’autres chiffres doivent être portés à la connaissance de nos concitoyens :

 

  • Le premier, et le plus extravagant, c’est le taux de cotisation « assurance chômage » dans chacun de nos deux pays.
    Première grosse surprise, et pas du tout en notre faveur, le taux de cotisation sur les salaires est pour la France de 6,4 % (part salariale + patronale), alors qu’il n’est pour nos voisins que de… 2,5 %.
    Ahurissant n’est-ce pas ? Moins tu paies de charges, moins tu as de chômeurs !
  • Avec une telle différence de taux, il y en a un qui devrait être en déficit et l’autre en excédent. Eh bien oui, mais ce n’est pas celui que l’on croit : la France, avec une cotisation 2,5 fois plus élevée, présente un déficit de l’assurance-chômage pour l’année 2016 de – 4,2 Mds €, alors que nos voisins ont des recettes positives de + 5 Mds €. Cherchez l’erreur ! Et ce résultat ne se retrouve pas sur une seule année. En effet, l’Assedic est, à ce jour, endettée de 30 Mds €, alors que l’Allemagne a cumulé un pactole de 11 Mds €.
  • Il est vrai que nos chômeurs, on les soigne, à tel point qu’ils se trouvent souvent très bien dans cette situation avec des prestations de 75 % du salaire (pour 60 % en Allemagne) sur une durée, pour nous, de 24 mois pour les moins de 50 ans et de 36 mois pour les plus de 50 ans et un plafond de 6 165 € (contre 12 à 24 mois en Allemagne avec un plafond de 2 215 €) !

Chez nous, comme chez nos voisins, le chômage est responsable d’une grande partie de la pauvreté. Ce seuil de pauvreté est assez proche dans les deux pays : 935 € pour nous, contre 950 € pour eux. Mais deux critères de différence sont à prendre en compte :

  • – Le coût de la vie : Avec une monnaie commune, les comparaisons sont faciles et je suis bien placé pour le faire puisque je vis, avec mon épouse de nationalité allemande, alternativement dans ces deux pays.

    Le constat est sans appel : en dépense courante (logement, nourriture, restaurants et équipements), le coût de la vie est entre 20 et 25 % moins cher de l’autre côté de la frontière. Pour preuve, dans le parking ALDI frontalier, trois quarts (et je suis peut-être en dessous de la réalité) des voitures sont immatriculées en France (alors qu’il existe les mêmes magasins de notre côté). C’était l’inverse dans les années 90.

  • – Une donnée, qui n’apparaît pas dans le calcul du seuil de pauvreté, est à prendre en compte également, même si elle n’existe pas chez nous : en plus de son revenu, chaque Allemand peut, s’il le souhaite, bénéficier d’un revenu mensuel complémentaire dit « loi des 450 € », sans déclaration ni imposition.
    Qui a dit qu’il ne fallait surtout pas toucher à notre Sécurité sociale ?

Source: Goudron Claude pour les4verites.com

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