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Association Unis Pour la France (UPF)

En finir avec les privilèges de la Fonction publique !

20 Septembre 2017 , Rédigé par LA REDACTION Publié dans #Actualité

En finir avec les privilèges de la Fonction publique !

Mais quand la France va-t-elle réformer sa Fonction publique ? Notre système est le plus privilégié et le seul à ne pas avoir été corrigé après la crise de 2008. Voici quelques données qui devraient inciter les Pouvoirs publics à agir.

1- Nous avons 1.2 million de fonctionnaires de plus que la moyenne des pays membres de l’OCDE
2- En France, il y a 93 fonctionnaires pour 1 000 habitants contre 57 pour 1 000 en Allemagne
3- L’emploi des fonctionnaires français est garanti à vie alors que dans d’autres pays la plupart des employés d’Etat ont un contrat de droit privé. C’est le cas en Allemagne, en Suède, aux Pays-Bas, en Suisse, au Royaume-Uni, etc…
4- Le coût des fonctionnaires représente 13 % du PIB en France contre 7 % en Allemagne
5- Le salaire moyen d’un fonctionnaire est, en moyenne, 15 % plus élevé qu’un salaire dans le privé
6- La retraite des fonctionnaires - 75 % des 6 derniers mois de salaire – représente 75 Mds d’euro par an et un total de 1 300 Mds d’euros non provisionnés
7- Les fonctionnaires français ne bénéficient pas d’une caisse de retraite. Leur pension est payée avec nos impôts. Pour 1 euro de retraite, l’Etat (c’est-à-dire les contribuables) en paye 9 !
8- Il existe 327 corps différents dans l’administration française. Même la Cour des comptes affirme avoir du mal à s’y retrouver
9- Entre 2010 et 2016, le nombre de fonctionnaires a légèrement augmenté en France alors qu’il a baissé de 600 000 au Royaume-Uni.

Aucune annonce gouvernementale ne semble aller dans le sens d’une réforme de la Fonction publique Au contraire, pour compenser la hausse de la CSG, le gouvernement propose la suppression de la contribution exceptionnelle de solidarité (CES) des fonctionnaires. La CES a été instaurée par la loi du 4 novembre 1982, son produit est versé au Fonds de solidarité. Le Fonds de solidarité est un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre chargé des Affaires sociales et du ministre chargé du Budget.

La contribution est destinée à financer l’aide de l’État aux allocations de solidarité versées aux travailleurs privés d’emploi qui ne peuvent, en raison de leur situation personnelle, bénéficier du régime d’assurance chômage, comme notamment l’allocation de solidarité spécifique, ou l’allocation aux chômeurs créateurs et repreneurs d’entreprise. La contribution de solidarité n’est pas une cotisation sociale, elle a le caractère de contribution. Sa suppression serait un privilège de plus accordé à la Fonction publique. Nous sommes vraiment très loin d’une réforme.

 

Un article de Nicolas Lecaussin paru dans IREF

 

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