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Association Unis Pour la France (UPF)

Economie : Non, la France ne va pas mieux !

25 Janvier 2018 , Rédigé par LA REDACTION Publié dans #Actualité

Economie : Non, la France ne va pas mieux !

Méthode Coué ? Le président, le gouvernement, la majorité des médias, et même une partie de l’opposition, nous affirment que la France va beaucoup mieux.

Les « mesurettes » de la loi travail qui se sont focalisées sur des détails, évitant l’abolition des 35 heures, la libéralisation du licenciement et la problématique des seuils, ne changeront pas radicalement notre Code du travail, ni, par conséquent, l’attractivité de notre industrie, principalement pour les PME.

Cette autosatisfaction générale vient d’être mise à mal, d’une façon impartiale et non contestable, par COE-Rexecode, institut d’étude économique au niveau mondial.

Sous le titre du journal « l’Opinion » du 19 janvier : « En France, la croissance sourit, mais l’industrie pleure toujours », une étude de cet institut démonte « l’euphorie » actuelle :
 

– La part de marché des biens et services en zone Europe est passée de 17 % en 2000 à 13,2 % en 2016. Et cette part de marché continue à fléchir (elle a atteint 12,9 % en 2017).
 

– Sans cette « dégringolade », le montant de nos exportations serait de 210 Mds €, c’est-à-dire que nous aurions une balance commerciale excédentaire de 150 Mds €, au lieu d’un déficit commercial de 60 Mds ! Cumulé depuis l’an 2000, le manque à gagner est de 1 700 Mds €.
 

– Sur la période 2000-2017, les exportations allemandes ont progressé de 10 % ; elles ont diminué chez nous de 24,2 % !
 

– Les coûts salariaux, dans la même période, ont augmenté de 51,9 % chez nous, alors que, chez nos voisins, cette hausse a été limitée à 35 % (merci les 35 heures !)
 

– Avec les 40 Mds € de baisse des charges du CICE, nous n’avons rattrapé que 25 % de l’écart de compétitivité. Mais ces 40 Mds seront néanmoins amputés de 5 Mds€ lors du passage en baisses de charge en 2019.
 

– Toujours sur la même période, la part des marges de l’industrie dans le PIB a augmenté de 7,4 % à 9 % en Allemagne et diminué de 5,9 à 4,2 % chez nous !
Malheureusement, aucune mesure n’est envisagée pour rattraper ce retard. Seul un soutien à la formation à hauteur de 15 Mds € est annoncé.
Résultats : nous avons perdu le leadership européen dans les domaines suivants :

 

– L’agriculture : nous sommes distancés par nos voisins allemands, et même par le Danemark !
 

– Le nucléaire nous échappe, suite à la gestion désastreuse d’Anne Lauvergeon !
– L’énergie, après avoir bradé Alstom à General Electric !
– Le train à grande vitesse est passé sous pavillon allemand avec Siemens (alors que l’inverse était prévu) !

Le seul leadership que nous ayons conservé est celui de la dépense sociale (750 Mds € par an) qui ampute nos capacités d’investissement dans l’économie.

Les conséquences de cette amputation sont criantes, lorsque l’on compare l’évolution de la bourse : Par rapport au plus haut du début des années 2000, le Dow Jones américain a augmenté de 116 % ; le Dax allemand de 66 % ; le CAC 40 français, lui, a baissé de 22 %.

Pas besoin d’autres commentaires !

Un article de Goudron Claude paru dans les4verites.com

 

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